Au début, je me disais, les substances, c'est normal, c'est toléré. Au début, je n'étais pas si alarmé par rapport à la consommation de mon fils. Et c'est après coup que cela est devenu une addiction. Cette addiction me portait une impuissance, une solitude, un état d'échec par rapport à ce que je voulais pour mon fils. J'ai commencé à ressentir de la honte.
Je me suis fait avoir du fait que je minimisais au début ce problème puis cela a vite pris une ampleur et ce fut trop tard car je n'avais plus de moyens pour réagir et pour l'aider. Le calvaire avait déjà commencé. Pour lui et pour moi.
Puis j'ai décidé de l'accompagner dans toutes les institutions possibles et inimaginables. Je me suis aperçu que moi, rien ne m'atteignait. Mais pour lui, il faisait quand même des petits pas. J'ai pris conscience qu'il fallait l'accompagner dans ses petits pas. OK lui. Mais après, il y a moi. Mais je me suis retrouvé dans la descente vers l'enfer, avec des sentiments de tristesse, de frustration et, avec sa mère, nous avons dit qu'il fallait faire quelque chose pour s'en sentir. C'est ainsi que nous avons découvert l'Association et l'avons consultée.
Il y avait une urgence pour moi d'être entendu, de pouvoir être pour moi dans tous mes états. Etre avec des personnes qui sont là de par leurs expériences personnelles ou autres mais qui sont là pour moi. J'ai vu vraiment que ces personnes qui constituent cette association m'ont fait du bien. J'ai pu faire mon chemin, mes petits pas afin d'accepter …. Sans cette acceptation, je n'aurais jamais pu m'en sortir, je n'aurais pas pu continuer mon propre chemin. Cette rencontre était capitale, fondamentale pour moi.
J'ai appris à me déculpabiliser et sortir de la honte, à prendre mon rôle de mère dans la tourmente avec patience et courage, pour pouvoir me battre aux côtés de ma fille.
Nous continuons le combat, nous nous sentons moins seuls, et nous poursuivons la vie malgré tout.
L'intention inconditionnelle de guérison n'est possible qu'en accueillant l'épreuve non comme une fatalité, mais comme une graine de croissance à germer.
J'ai pu faire mon chemin, mes petits pas afin d'accepter sans quoi, je n'aurais pas pu continuer mon propre chemin.
Les gens nous disent ce qu'il faudrait faire, ... comme si on l'avait laissé faire. Je me sens fautive par définition, alors que je rame.
Ma fille à son tour, a compris qu'elle pouvait s'autoriser à cheminer avec des professionnels, et construire sa vie avec dignité, reconnaissance et responsabilité.
Je me suis sentie comprise, non jugée, accompagnée, soutenue. Quels moments précieux, ces mardis midi !!!
Un moment malgré tout convivial. J'ai pu pleurer et poser tous mes problèmes et mes drames liés à mon vécu avec ma fille.
Ils m'ont permis de poser les bonnes questions aux bonnes personnes et de sortir chaque fois plus légère.
L'insoutenable a été possible grâce à l'équipe bienveillante et chaleureuse.
Pas le temps de vouloir comprendre, il faut juste être prêt chaque jour à l'imprévu.
Ils ont su m'accompagner afin que je puisse traverser l'épreuve de la drogue touchant mon adolescente de façon adéquate.
Je me suis retrouvé dans la descente vers l'enfer, avec des sentiments de tristesse et de frustration. Je me suis dit qu'il fallait que je fasse quelque chose pour m'en sortir. C'est ainsi que j'ai découvert l'Association et je l'ai consultée.
l'accompagnement que j'ai reçu m'a permis de retrouver l'espoir que le dialogue est vital, que l'amour de soi est vital.
Au début, je me disais, les substances c'est normal, c'est toléré. Cette addiction me portait une impuissance, une solitude, un état d'échec par rapport à ce que je voulais de ma fille. J'ai pris conscience qu'il fallait l'accompagner dans ses petits pas. Ok elle, mais après il y a moi?
